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Par John Castro JOSEPH
Publié aujourd’hui à 10h19
Depuis la nuit des temps, trouver un travail en Haïti après avoir bouclé une étude professionnelle ou universitaire est un véritable casse-tête chinois. Étudiés dans des conditions difficiles, la plupart des professionnels haïtiens se trouvent dans un carrefour où ils doivent s’orienter dans plusieurs champs d’études à la fois en vue de réduire le risque de ne pas pouvoir travailler dans un pays comme le nôtre. Car travailler en Haïti devient une question de luxe.
Du coup, devant cette situation accablante, ces professionnels, une fois terminés, ont deux grands choix. Soit ils quittent le pays pour aller travailler ailleurs. Ce qui est, dans une certaine mesure, une perte pour le pays dans la mesure où le pays a besoin de ces cerveaux pour évoluer.
Soit ils décident courageusement d’affronter les réalités du pays avec espoir qu’ils travailleront un jour. Dans ce cas, ils risquent se tomber au chômage.
C’est dans cette conjoncture qu’est né le mouvement Ti jèn anvi viv, bannou moso travay.
Initié pour la première fois sur les statuts de wattsapp de Casimir JOSEPH ( étudiant en sciences de l’éducation à l’UNASMOH, technicien en installation panneau solaire, en windows et diplômé en langue espagnole à Lope de Vega), ce mouvement est conçu dans l’objectif d’inciter les autorités concernées à promouvoir la création d’emplois dans le pays, et de créer les conditions requises pour que le jeune professionnel haïtien aie accès au marché du travail.
Questionné le penseur du mouvement, Casimir JOSEPH, sur une éventuelle tournure politique de la structure, il se dit être prudent en ce sens et du coup, lance un vibrant appel aux éventuels adhérents afin de ne pas l’attribuer à une quelconque connotation politique.
Pou moun k’ap doute se ta yon bagay politik la. Mezanmi, mwen pa nan politik ak pèsonn… peut-on lire sur son statut de Wattsapp. Le questionné aussi sur les prochaines alternatives en cas où leurs revendications ne seraient pas satisfaites, Casimir a fait croire qu’ils utiliseront les organes médiatiques et même des pétitions pour que les concernés puissent toucher de leur revendication.
À noter que ce mouvement vise une ampleur purement pacifique, dans le strict respect mutuel.
Par ailleurs, nombreux sont ceux qui souhaitent une meilleure amélioration des conditions de vie en Haïti, tout en créant plus d’emplois dans le pays.
Si ce mouvement vise préalablement à promouvoir un marché où le travail est accessible à tous, les jeunes en particulier ; ne risquera-t-il devenir une véritable arme idéologique pour la jeunesse haïtienne ?
L’Histoire dira le reste.